Les applications web au secours d’elles-mêmes

Malgré les prédictions de Wired en 1997 et son fameux « Web Is Dead » en 2002, les applications mobiles n’ont pas encore pris le pas sur les sites web. C’est peut-être même un retournement de situation qui s’opère.

L’argument le plus employé en faveur des applications est une meilleure expérience utilisateur. La fluidité de Flipboard par exemple, a encore du mal à être atteinte dans un navigateur, mais pour le reste, ce que l’on croyait réservé aux applications natives, comme le GPS, est maintenant accessible par les pages web grâce au HTML5.

Les détracteurs des applications, pointent leur côté « fermées » où toute interaction avec l’extérieur est guidée/choisie par les développeurs. Il existe bien des mécanismes inter-application comme les intents d’Android ou les URL Schemes d’iOS, mais rien de comparable avec la vraie liberté qu’apporte un élément fondamental du web : le lien.

Alors que l’avenir des sites pour mobiles semblait scellé au profit des applications, la décision de faire une application mobile ou un site mobile reste un choix délicat.

C’est peut-être la gestion des mises à jour, les évolutions plus aisées et la présence sur un grand nombre de plateformes à la fois qui feront des sites un choix décisif. Développer une fois et déployer sur de multiples plateformes, voilà ce que permettent de faire plus aisément les applications web.

Un mode « hybride » est aussi apparu : des applications natives encadrent ( wrapping ), à la manière d’un navigateur, des applications web, à l’instar de Gmail et de Facebook sur mobile.

Il s’agit tout de même de faire la différence entre un site web et une application web. S’il s’agit simplement de présenter du contenu, un site est bien adapté, d’autant que s’il utilise les techniques de conception adaptables, ( responsive web design ) justement, la consultation depuis un mobile ou un ordinateur de bureau se fera sur les mêmes pages, effaçant ainsi le problème du double développement et en gardant l’aspect identitaire du design. En revanche, s’il s’agit d’un utilitaire, d’un outil d’administration, ou typiquement d’une application de la catégorie « productivité », on devra se référer à cette règle, certes un peu facile à ce moment de la réflexion :

Si ça peut se faire sur le web, faite le sur le web, sinon faite une application .
(source)

Enfin, un élement de plus pour apporter du crédit aux applications web : Apple est un des grand promoteur du HTML5, même si c’est potentiellement pour lui une solution perturbatrice de son marché d’application. On peut penser à un risque … mais bien calculé ?

Dernière minute qui sème encore le doute : Facebook abandonne HTML5 pour son application iOS, qualifiée de trop lente.

Sources :

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